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 Un peu de solitude.. Ou pas.

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Crystal K. Blake
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MessageSujet: Un peu de solitude.. Ou pas.   Lun 12 Aoû - 10:20


Un peu de solitude.. Ou pas.
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Putain, mais c'est quoi ce bordel ? J'ouvrais les yeux. La lumière du jour passait à travers les rideaux de la chambre. Et mon portable était en train de vibrer sous mon oreiller, ce qui m'avait réveillé. Je l'attrapais en marmonnant des jurons entre mes dents et je me redressais dans mon lit. Je regardais le numéro de l'appelant. Inconnu. Surement une pub. Il était devenu rare que je réponde au téléphone, j'avais même du en changer pour éviter que les équipements super high-tech du gouvernement français, me localise grâce à celui-ci.  Je crois que j'étais un peu parano sur les bords. Ou alors j'avais regardé trop de série policière à la télé.

Je balançais mon téléphone, au bout du lit et je soupirais, me prenant la tête entre les mains. Sa faisait combien de temps que je dormais ? Je m'étais couché super tard hier soir.. Et il faisait jour dehors. Je me levais pour ouvrir les rideaux en grand. La lumière m'agressa les yeux. Je les fermais et quand je les rouvrir, je vis des cercles de couleur différentes. Je dus attendre quelques seconde avant que sa cesse.

Il devait être aux alentours de midi. Et merde ! J'avais loupé l'heure du petit déjeuner. C'est pas possible ça ! Mon repas préféré, et en plus de ça, le plus important de la journée. Heureusement, je n'étais pas en train de louper les cours, c'était le week-end. Oh et puis, si je les avais loupé, rien à foutre. J'étais pas d'humeur là.

Je me dirigeais vers la salle de bain, j'ouvris la porte à la volé pour la refermer, à clé, derrière moi. J'observais mon visage dans le miroir. Piouf. J'avais sale mine dis-donc. Bah a vrai dire, avec mes sorties tardives, j'étais plutôt crevée. Enfin bref, j'allais remédier à ça. Il ne m'en fallut pas plus pour sauter dans la cabine de douche. Je laissais l'eau tiède couler le long de mon corps quelques minutes. Après bien un quart d'heure de douche, j'étais toute propre et je sortais de la salle de bain, enroulée dans une grande serviette blanche.

Je choisissais avec soin, mes vêtements. Un slim noir, bien moulant, comme d'habitude quoi. J'enfilais un débardeur noir sous ma veste en cuir noire. Du noir, toujours du noir. J'enfilais des escarpins de la même couleur. Noir. Je ne savais pas où me rendre. Mais de toute façon, même avec des talons hauts, peu importe le chemin, ma démarche est toujours gracieuse et élégante.

Une fois vêtue de la tête aux pieds, j'entrais de nouveau dans la salle de bain pour me maquiller. Oh nan je suis pas du tout du genre pot de peinture. Pas de fond de teint, ça non. Pas de blush, pas de fars à paupière, pas de gloss. Non. Juste du mascara noir, un trait de crayon à l'intérieur de l'œil et un fin trait d'eye-liner sur la paupière. Le tout noir, bien entendu. Je séchais ensuite mes longs cheveux bruns. Je ne pris même pas le temps de les lisser, un coup de brosse et puis c'est tout. C'était parfait au naturel.

J'attrapais juste mon portable au passage et je sortais de ma chambre. Pour me dépêcher de rejoindre la sortie de l'Académie. J'avais besoin de prendre l'air. J'étouffais ici. Tous les matins sans exceptions je me levais de mauvaise humeur et en plus de ça, il fallait que je croise des abrutis dans les couloirs. J'en avais plus que marre, il était temps que je sorte un peu.

***

Sa faisait peut-être une heure que j'étais sortie du campus. La prairie me semblait être un endroit calme et paisible où je pourrais m'assoir quelques instants, pour respirer un bon coup et ne pas me soucier des autres. Etre seule juste un peu. Oh oui seule je l'étais. Tout le temps d'ailleurs, et cette vie m'allait bien. Mais j'étais toujours entouré de monde à l'académie. En cours, au réfectoire, dans les couloirs. Il y avait toujours du monde autour de moi. Alors que là, je pouvais profiter de la solitude. La vraie solitude.

Parmi les hautes herbes, certaines étaient plus basses, comme pour dessiner un chemin. C'est là, que je décidais de marcher. Le sol était plat et il ne m'étais pas compliquer de marcher avec mes escarpins. Je me souciais peu du fait qu'ils seraient peut-être sales. Qu'est ce que sa peut faire, je les nettoierai. Je suis pas le genre de nana, qui dès lors qu'elle se pète un ongle c'est la fin du monde. Je fais attention à moi, serte, mais je ne suis pas comme ça. Ce n'est pas la fin du monde de se salir ou de s'abimer un ongle. Aah! Ce que ce genres de comportement peut m'agacer ! A je vous jure c'est pas le moment de venir me parler là, mais vraiment pas. Je suis bien assez énervée comme ça.  

Je regardais mes pieds et je ne fis pas attention à la personne qui arrivait devant moi. BOUM. Elle me rentra en pleins dedans. Je n'aurais pas été si énervée, j'en aurais conclu que je n'avais pas fait attention et que elle aussi et que donc nous étions toute les deux en faute, mais là. Sa ne pouvait être que de sa faute. Aïe, ma tête. Je portais la main à mon front et je levais les yeux. Une petite brunette se trouvait devant moi. De mon ton toujours aussi glaciale, je lui crachais presque au visage :

- T'aurais pas pu regarder devant toi, connasse ?!

Je m'emportais si facilement, c'est dingue. Je sentais la colère m'envahir. Je me frottais le front, essayant de me contenir. Je tendais mon bras vers elle, la paume de la main en avant.

- Ah non, surtout tu t'approche pas. Recule plutôt !

Je savais que j'étais hargneuse mais je ne m'excusais jamais. Et pourtant j'étais autant en faute qu'elle. Mais là c'était la goute d'eau qui faisait déborder le vase.  

Et moi qui voulait être seule, pour le coup c'était raté..

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Lun 12 Aoû - 17:24



~ Crystal & Skyler ~
You sure you're okay ?
Ce matin, un large sourire étire mes lèvres, quand dans mon lit, je constate que ce n'est pas une sonnerie stridente qui est l'auteur de mon réveil si matinal mais la douce brise florale et parfumée d'un matin d'été. Le week-end s'annonce prometteur ! Je saute de mon lit tout en faisant attention à ne pas réveiller mes camarades de dortoir et gagne la salle de bain des filles. Je prend une douche tiède et regagne, dégoulinante et sur la pointe des pieds, mon emplacement. J'ouvre ma valise et en tire un débardeur blanc et un short en jean troué. Je regarde avec provocation l'uniforme soigneusement accroché à un cintre, lui même pendu sur un porte manteaux d'argent orné d'un oiseau - l'animal principal de la maison Air. Je me redirige ensuite vers la salle de bain. Arrivée devant un lavabo, je me brosse les dents et attrape ma brosse à cheveux. Je m'occupe de ma longue chevelure brune et la réunis en une tresse négligée pendant devant mon épaule droite. Je me hisse sur la pointe des pieds et m'empare de ma boîte de maquillage. Je passe un peu de mascara foncé sur mes longs cils, et chatouille mes paupières de far à paupière rosé. J'étale du gloss transparent mais brillants sur mes lèvres et range mon attirail à sa place. De retour dans le dortoir, je décide de me promener pieds nus. Je quitte donc le côté Air de l'Institut pour me rendre dans le réfectoire en sautillant, zigzagant de couloir en couloir, grimpant et descendant des escaliers. Pied nus. Seule. Libre. Même si j'aime bien être entourée, ne pas me sentir seule à proprement parler, j'apprécie aussi ces petits moments de solitude. D'ailleurs, pour moi, la solitude n'est que de la liberté. Purement et simplement. Et plus elle est rare, plus elle est agréable.

Arrivée au réfectoire, je m'installe gracieusement à la table Air. Le petit déjeuner est déjà servi, et ce même si je suis quasiment seule dans la grande salle - quelques élèves des Maisons Terre et Eau errent par-ci, par-là, mais ceux de la Maison Feu sont très flemmards et ceux de la mienne le sont presque autant. À vrai dire, je n'ai pas vraiment faim, et le fait que le repas du matin soit déjà servi annonce sûrement que les autres élèves ne vont pas tarder à se réveiller. Tout en me levant, j'attrape une pomme et emballe deux crêpes à la confiture dans du papier aluminium. Et, de ma démarche toujours aussi dansante, je gagne paisiblement la grande porte de bois, sous les regards curieux des autres élèves.

Je quitte l'enceinte scolaire de l'Institut et me dirige dans une direction quelconque - je ne fais pas attention où je vais. Au bout de quelques minutes de marche, je gagne les Prairies verdoyantes qui bordent Divergent Institute. Les hautes herbes vertes sont presque aussi grandes que moi, mais, même si le risque de tomber nez-à-nez avec des reptiles est grand, je m'y enfonce sans hésiter. Alors, quand j'estime que j'ai assez marché, j'arrache quelques poignées d'herbe douce et me créée ainsi un petit lit confortable. Je m'y allonge et regarde le ciel azur où quelques nuages se chamaillent. Je redeviens alors la petite fille rieuse que j'étais à l'époque et je m'amuse à trouver une forme à tous les nuages que j'aperçois. Je souris en fixant un nuage plus gros mais plus fin que les autres. Sa forme me fait penser à celle d'un chien... ou d'un loup.

Je reste couchée ainsi des heures et des heures - me semble-t-il - et quand je décide de me référencer à l'avancement du soleil dans le ciel pour savoir l'heure, je me rend compte qu'il ne doit pas être bien loin de midi. Je me lève à contre-coeur de mon petit nid douillet et me remet à marcher. Quand mon ventre gargouille, je croque dans ma pomme et serre entre mes mains les deux crêpes à la confiture que j'ai apporté. Dans cette immensité de hautes herbes, un humain ordinaire se serait sans doutes perdu, ou se serait trompé de direction. Pas moi. Mon instinct animal m'indique précisément où me rendre et mes yeux bleus/verts surnaturels percent à travers les fougères et la verdure de la Prairie. Ma deuxième personnalité de louve prend souvent le dessus. Pour mes sens en tous cas.

Alors que j'aperçois enfin le robuste bâtiment coloré qu'est le campus, une force invisible me soulève de terre et me fait tomber sur le derrière. Invisible ? Non ! C'est sûr qu'en regardant les nuages, je ne risquais pas de l'apercevoir. Une jeune femme de mon âge à peu-près se relève en jurant.

- T'aurais pas pu regarder devant toi, connasse ?!

Son ton agressif et menaçant me fait me renverser de mon sentiment de bien-être. Je retrouve mon masque froid et impassible de tous les jours, tout en y ajoutant une pointe de colère. Si j'ai percuté cette fille, c'est parce que je ne regardais pas devant moi, c'est vrai. Mais elle ne devait pas non plus faire très attention... ou alors elle l'a fait exprès. Ou pire ; elle est aveugle ! Abasourdie par le choc à la fois du coup et de ses mots vulgaires, je n'ouvre pas la bouche. Mais elle ne se prive pas de continuer à m'injurier, et alors que je me redresse et fait un pas en avant pour ramasser mes deux crêpes et ma pomme entamée, elle me lance avec mépris :

- Ah non, surtout tu t'approche pas. Recule plutôt !

Oui c'est ça, j'allais le lui proposer justement ! Et puis je vais me prosterner aussi, et lui cirer ses putin d'escarpins noirs et... Ok. Stop, Sky. Calme-toi, ce genre d'enfoirée ne vaut pas la peine que tu cèdes à tes pulsions animales - et meurtrières - alors tu vas te calmer, respirer, faire comme si cette fille n'existait pas, retourner à l'Institut, et l'oublier ! Au lieu de ces sages résolutions, je lui lance avec indifférence :

- T'as un problème ? Pour me gueuler comme ça dessus, tu dois être sacrément dérangée, ma pauvre. Tu veux que je te donne une adresse où aller consulter ?

Le tout accompagné d'un sourire moqueur et provocateur. Comment mettre le feu au poudre ? Appelez Skyler Stones ! Et puis quoi, les élèves d'Air ne sont pas réputés pour s'abaisser devant les autres ou passer leur chemin sans rien faire... surtout pas quand une fille vous traite de tous les mots imaginables... et même inimaginables !

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Mar 13 Aoû - 10:42


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Si je n'avais pas été dans cet état d'énervement, je ne l'aurais peut être pas agressé ainsi. Et je l'aurais regardé ramasser sa crêpe, en me contentant de la regarder de haut. Oh et puis, rien à foutre ! J'ai envie d'être seule, merde. Non, mais non faut toujours qu'un merdeux ou une merdeuse vienne me faire chier, rien que par sa présence. Non mais j'hallucine, on ne peut donc pas être tranquille dans ce monde ? Personne ne comprends donc que j'aime être seule ?

- T'as un problème ? Pour me gueuler comme ça dessus, tu dois être sacrément dérangée, ma pauvre. Tu veux que je te donne une adresse où aller consulter ?

La brunette avait dit ça, avec une indifférence hors du commun. Elle me fit penser à quelqu'un que je connaissais.. Enfin, ce n'était pas le moment de jouer aux devinettes. Son air provocateur et son sourire moqueur, me firent littéralement sortir de mes gongs. Pourtant je ne le montrais pas, décidant, pour une fois, de contrôler ma colère et éviter alors de me retrouver en léopard, en moins de temps qu'il en faut pour le dire.

Je gardais les bras le long du corps et je fis un pas en avant, gardant mes yeux rivés dans les siens. Le soleil éclairait mes yeux d'une façon étrange, ce qui faisait ressortir les éclats rouges parmi la couleur ambre, omniprésente.

Mon visage était de marbre. Aucunes expressions ne trahissait la colère que j'éprouvais. Mes yeux étaient brillants mais vide de toute émotions. J'observais la jeune femme qui se trouvait devant moi, comme un animal guettant le moindre mouvement de sa proie. Dans ces moments là, l'instinct animal prenait le dessus sur mes autres sens.

J'essayais de deviner à quelle maison, elle appartenait. Pour tenir tête comme ça et ne pas choisir de se taire. Ce ne pouvait pas être une élève de la Terre. Non, bien sur que non. Ni de l'Eau, ils sont bien trop généreux, si elle avait été de l'eau elle m'aurait proposé un bout de sa crêpe ? Rien qu'à cette pensée, j'eu envie de rire. Si elle avait était de le maison du Feu, je m'en serait souvenue. Et puis pour être aussi froide, elle ne pouvait être que de l'Air. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres. Les maisons de l'Air et du Feu avaient quelques points traits communs, on dirait bien.

Cette fille, me faisait, en fait, penser à moi. Son air provocateur sur son visage, sa froideur dans ses paroles. J'étais la même. Tiens, on dirait qu'on à quelque chose en commun miss Air.

- Tu fais partie de la maison de l'Air, n'est-ce pas ? dis-je sur mon ton toujours aussi glacial. Je me mis à tourner autour d'elle, d'un pas lent. Je l'observais. Puis tout en continuent ainsi, je poursuivais : Au lieu de céder à la colère, tu fais preuve de malice. Typique des élèves de l'Air. Je me trompe ?

Je finissais de dessiner des cercles autour d'elle, pour me repositionnais en face. Elle est maligne, mais moi aussi. La colère était redescendue, laissant sa place à la curiosité. J'étais curieuse de savoir comment elle réagirait. Elle n'attendait surement que ça. Que je m'emporte, que je cède à la colère. Ce qui avait d'ailleurs faillit arriver. Mais au lieu de ça, j'avais comme copier sa réaction, pour la coller sur la mienne. Fière, je me tenais droite face à elle, un sourire en coin toujours présent sur mes lèvres rouges comme le sang.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Mar 13 Aoû - 17:55



~ Crystal & Skyler ~
Be careful, I am a hunter.
La fille aux escarpins noirs m'observe un long moment. Je tente de déceler des sentiments plus ou moins violents qui perceraient à travers ses yeux ambre. Je n'y trouve que des pépites sanglantes. Je me plonge alors carrément dans son regard hypnotisant, cherchant à découvrir qui elle est vraiment. En vain. Si cette fille m'a parut très colérique quand elle m'a bousculé et insultée, elle n'en laisse rien paraître à présent. Elle semble peser mes mots. Les comprendre. Savoir si elle doit me sauter à la gorge, me cracher dessus, partir avec dédain ou s'excuser et sympathiser avec moi. Même si elle m'a l'air parfaitement calme, et que je ne la connais pas, je ne suis pas sûre que ce serait son genre d'adopter ma dernière suggestion. De plus, elle m'a l'air beaucoup trop orgueilleuse pour ma deuxième proposition. Reste la première et la troisième. Va-t-elle succomber à ses pulsions sauvages ou au contraire, va-t-elle profiter d'un dernier instant d'humanité et de bon sens pour tourner les talons et tenter de se calmer ? Pour le moment, elle semble décider de faire un mixe des deux ; elle ne se fâche pas et semble même se calmer mais ne s'en va pas pour autant. Même si elle ne compte pas me tuer tout de suite, j'ai l'intuition que je n'aurais pas été la dernière à parler de nous deux.

Le choc passé et maintenant que je peux réfléchir et qu'elle ne me crie pas dessus comme une folle furieuse, je m'intéresse de plus près à son physique, à son style et je tente de me faire une idée de son caractère. Même si j'avais jugé aux premiers abords qu'elle avait le même âge que moi, je pense à présent qu'elle est un plus âgée, non pas qu'elle est des rides, elle est juste plus fine, moins enfantine, et malgré son air rebelle elle semble plus mature que moi. Ses cheveux bruns et lisses rayonnent au soleil et reflètent des éclats dorés. Sa peau est plus claire que la mienne et immaculée. Son nez droit et fin se tient impeccablement au milieu de son visage d'ange démoniaque, elle arbore un sourire acide et sournois, un de ces sourires que je présente en permanence. J'avais déjà détecté, dans ses iris ambrés des petites taches ocres, comme si de la poussière de sang si était déposée. Phénomène à la fois étrange et fascinant... ! Passons maintenant à ses vêtements. Sombres. Très sombres. Si je posais la question à une gamine de douze ans, elle me répondrait probablement : tee-shirt noir, veste noire, pantalon noir et chaussures noires. Comme j'ai seize ans, j'étudie plus en détail ses habits. Un jean slim moulant fait ressortir ses longues jambes et leur finesse, son haut impeccablement repassé met en évidence son ventre plat et une veste en cuir ajuste le tout. Sans oublier ses escarpins à talons vertigineux. Suis-je obligée de préciser que l'ensemble de sa tenue et parfaitement noire ? En vue de la dureté de ses traits - on dirait presque qu'elle ne sourit jamais - et de l'agressivité de ses vêtements, j'en déduis que cette fille n'est pas un gentil Bisounours vivant sur un nuage, se nourrissant de bonbons à la guimauve et distribuant les câlins à qui le veut bien. Je doute fort en tous cas qu'elle vienne des Maisons Eau et Terre. Et je ne l'ai jamais vue dans le dortoir de l'Air. Je me souviendrais de ce genre de fille-là ! Par éliminatoire, j'en conclus qu'elle vient de la Maison du Feu. Les cas sociaux et les courageux.

Me tirant de mes réflexions, elle entreprend de tourner autour de moi avec élégance, l'allure féline et provocatrice.

- Tu fais partie de la maison de l'Air, n'est-ce pas ? me demande-t-elle sans se départir de son assurance. Au lieu de céder à la colère, tu fais preuve de malice. Typique des élèves de l'Air. Je me trompe ?

C'est à moi de méditer, à présent. Elle semble parfaitement calmée, à moins qu'elle soit énormément lunatique, je ne vois pas ce qui pourrait la faire enrager à présent. Et puis, c'est à moi de m'énerver ; ces tours m'agacent au plus au point et sa mine sournoise et victorieuse me font culminer de rage. Un cas social, peut-être, mais elle est loin d'être stupide, elle est même très intelligente ! Je décide donc de partir dans son sillage et d'entrer dans son jeu, et ce malgré ma méfiance et ma prudence. Je ne sais pas pourquoi, mais malgré moi, j'ai envie de la voir s'énerver, une preuve que j'aurait gagné :

- Ouaaah ! Mais c'est que tu n'es pas complètement conne ! Même plutôt rusée... Oui, c'est vrai que je viens de la Maison Air. Et toi, tu dois venir de celle du Feu. Avec ces yeux-là...

À vrai dire, je ne m'apprêtais pas à parler de ses yeux. Mais pas du tout ! Les mots sont sortis d'un coup. Une sorte de sixième sens, si vous voulez. Même si je suis sur le coup un peu déconcertée par mes propres paroles qui ne veulent sûrement rien dire, je n'en continue pas moins à fanfaronner :

- Au fait, t'as pas chaud avec tout ton attirail ? T'as fait l'armée en arrivant à l'Institut, non ? Au cas où tu l'aurais pas remarqué, nous sommes dans une prairie, pas dans une Maison Close.

Cette remarque sur son style vestimentaire me fait sourire, un sourire moqueur, joueur et amusé. Je suis même surprise de n'y voir aucune haine, ni aucune colère. Toute hésitation s'estompe de mon regard, je reprend de l'assurance. J'arrête de réfléchir et plante mes yeux dans les siens, et sans la quitter du regard, c'est moi qui commence à lui tourner autour. De chasseuse, je suis devenue une proie, et de cette proie, je suis redevenue une chasseuse.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Jeu 15 Aoû - 12:47


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La brunette m'observe, me regardant de la tête aux pieds. Bon, a vrai dire, quand il fait beau comme ça et que tu croise une nana tout de noire vêtue, c'est sur, tu peux pas t'empêcher de la regarder. Mon sourire en coin est toujours présent. Je suis bien trop fière et orgueilleuse pour me permettre de montrer un signe de faiblesse. Et le fait qu'elle me regarde ainsi, ne fait que gonfler mon égo. J'étudies ses traits. Son visage, ses yeux, sa chevelure. Elle est brune, comme moi. Ses yeux sont verts, comme l'émeraude. Son visage est coloré. En tout cas, plus que le mien. Elle est fine et elle semble être plus jeune que moi. Elle n'est pas une gamine de treize ans, ça non. Mais je ne lui donne pas plus de seize ans. Soit, un an de moins que moi. Elle semble athlétique. Elle est assez grande, pas plus que moi, perché sur mes hauts talons, mais grande tout de même.

Apparemment, elle semble préférer entrer dans mon jeu, plutôt que de me saluer et de passer son chemin. Si, elle souhaite m'énerver, elle est sur la bonne voix. Mais, c'est sans compter sur mon envie d'avoir le dernier mot.

- Ouaaah ! Mais c'est que tu n'es pas complètement conne ! Même plutôt rusée... Oui, c'est vrai que je viens de la Maison Air. Et toi, tu dois venir de celle du Feu. Avec ces yeux-là...

Bien sur que non, je ne suis pas conne ! Loin de là, d'ailleurs. Bravo miss Air, tu as deviné d'où je venais. Mais quel est le rapport avec mes yeux ? Surement leurs reflets rouge voir ocre, la surprise, ou même intrigué. Je ne peux m'empêcher de sourire.

- Au fait, t'as pas chaud avec tout ton attirail ? T'as fait l'armée en arrivant à l'Institut, non ? Au cas où tu l'aurais pas remarqué, nous sommes dans une prairie, pas dans une Maison Close.

Mon sourire s'agrandit, dévoilant ma dentition droite, parfaitement alignée et blanche. Ce jeu m'amuse beaucoup, elle tourne autour de moi, comme je l'ai fait avec elle, précédemment. Je ne suis pas du genre à me taire. J'aime avoir le dernier mot. J'aime écraser les autres. C'est mon petit plaisir personnel. Je rie à sa remarque.

- Tu sais Miss Air, tu m'amuse beaucoup ! Tu me fais penser à moi, en fait. Tu veux toujours avoir le dernier mot, tu aime t'amuser à terroriser les autres, tu aime leur clouer le bec. Mais tu vois, le problème avec moi. C'est que je suis comme ça. Donc tu n'arrivera à rien.

Mon sourire est à la limite sadique et cruel. Fière de moi même. Je commence à bien l'aimer cette brunette, moi. On pourrait très bien être les pires ennemies mais aussi bien les meilleures amies. Notre caractère semble être quasiment le même. Nous nous ressemblons beaucoup finalement. Cette fille est loin d'être mon opposé. Je n'aime pas l'opposé de moi même, beaucoup trop fade à mon goût. Je préfère les gens qui on du chien, comme on dit. Qui on de l'énergie à revendre et qui aime faire chier leur monde, où du moins qui apprécient le fait de terroriser les autres.

Le fait d'être de deux maisons différentes, ne fait pas pour autant de nous des gens au caractères différents. La preuve. J'observais la jeune fille, qu'allait-elle faire maintenant ? Arrêter de me tourner en rond et me lorgner ? Ou alors, répliquer aussitôt, obstinée à me faire taire ? Ou bien me dire comment elle s'appelait, décidant d'arrêter de jouer à ce jeu là ? Ou alors, un mixte des trois. Ou alors une autre option, que je n'ais pas envisagé. Dans tous les cas, je suis bien curieuse de voir la suite.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Mar 20 Aoû - 20:12



~ Crystal & Skyler ~
The time of the truce.
Même si j'ai énormément confiance en moi - trop peut-être - je suis surprise et même agacée de la voir réagir à l'opposée de ce que je m'attendais ; au lieu de ruminer sa rage et de me cracher une réplique cinglante, elle... sourit. Un sourire victorieux et amusé. Je soupire intérieurement, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas comment l'énerver. En fait, si on cherche bien, elle doit être furieuse, au fond. Mais comme je le disais, elle est très intelligente, et elle a dû se rendre compte que je voulais la voir en colère. Et vu la personne, je ne pense pas qu'elle serait prête à faire preuve de faiblesse. Et cette manie qu'elle a à me regarder droit dans les yeux... c'est agaçant. Généralement, quand on me croise, on baisse le regard parce que les élèves d'Eau et de Terre me connaissent au moins par réputation. Et ils doivent savoir qu'on ne m'embête pas. Mais ceux du Feu... c'est autre chose. Il se croient supérieurs à tout le monde et ne se laissent pas marcher sur les pieds. Même si elle me paraît un peu moins joviale que la moyenne, elle n'a pas été envoyée las-bas par hasard.

- Tu sais Miss Air, tu m'amuse beaucoup ! Tu me fais penser à moi, en fait. Tu veux toujours avoir le dernier mot, tu aime t'amuser à terroriser les autres, tu aime leur clouer le bec. Mais tu vois, le problème avec moi. C'est que je suis comme ça. Donc tu n'arrivera à rien.

Voilà, elle confirme mes soupçons. Je ne pense pas que ça servirait à grand chose de lui répliquer au nez à chaque fois, parce qu'elle m'a l'air aussi têtu que moi... ce qui est d'ordinaire quasiment impossible. Et si elle me ressemble, je sais d'instinct qu'être son ennemie ne serait pas une bonne chose. Tous les muscles de mon corps se détendent, je lui lance un regard curieux accompagné d'un sourire amical. Je lui tend la main et lance :

- Skyler Stones. Seize ans.

J'attends sa réponse avec une certaine anxiété, même si je sais qu'en faisant cela, je lui donne la preuve qu'elle a gagné la partie, j'espère seulement la voir surprise par mon geste. Qui me connait bien sait qu'il est rare de me voir capituler aussi facilement. Mais je sais m'incliner devant plus fort que moi. Ou du moins, je sais respecter mon égal. Je penche légèrement la tête sur côté et plisse mes yeux émeraude.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Ven 23 Aoû - 14:56


Un peu de solitude.. Ou pas.
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La demoiselle brune, à vraiment l'air têtu et sa ne m'étonnerait pas qu'elle continue à répliquer en me crachant presqu'au visage. En fait je la vois très bien contenir sa colère pour m'énerver, pour me voir m'emporter, pour gouter à la victoire. Oui, c'est ça, la victoire. Elle n'aime pas perdre. Tout comme moi, en fait. Quand j'ouvre ma gueule, je suis la dernière à la fermer. J'adorerais lui clouer le bec à la miss Air. Elle semble se détendre, elle me tend même la main.

- Skyler Stones. Seize ans.

Alors là ! Elle me surprend. Son regard est curieux, elle ne baisse pas les yeux et continue à soutenir mon regard. Une expression de surprise doit passer sur mon visage, mais qu'un court un instant, car je retrouve mon masque de marbre, toujours un sourire en coin sur les lèvres. On dirait bien que j'ai réussi à la faire changer d'avis. Elle a décidé d'arrêter de jouer, je ne peux qu'en être fière. Mon regard perd ses reflets rouges alors que la colère disparait peu à peu en moi.

Je saisie sa main, sans pour autant baisser les yeux.

- Crystal Blake. Dix-sept ans.

Comme je m'en doutais, elle avait un an de moins que moi. Pourtant ce n'est pas flagrant, mais les traits de son visage, sont un peu plus enfantin que les miens. Je sers sa main brièvement, avant de la relâcher. Skyler devait penser que m'avoir comme ennemie, ne serait pas très judicieux et plutôt dangereux, et c'est ce que je pensais aussi. Nos caractères étaient tellement semblable.

Ma voix était moins froide mais pas plus douce. J'étais comme ça, il fallait pas m'en vouloir.

- On s'assoit ?

Je m'asseyais, écrasant l'herbe sous mon poids. Je retirais mes escarpins noirs pour pouvoir mettre mes jambes en tailleur. Je gardais mon regard dans celui de la jeune fille.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Ven 4 Oct - 18:35



~ Crystal & Skyler ~
Trust or distrust ?
Quand la jeune femme toute vêtue de noir me serre la main - avec méfiance et réticence, certes, mais quand même ! - je ne peux empêcher mes lèvres d'esquisser un sourire victorieux, et ce même en sachant pertinamment que j'ai perdu. Le moment de surprise passé, l'adolescente retire sa main et retrouve son air rebelle et supérieur, air qui m'agace toujours autant. Je n'en dis cependant rien et me contente d'écouter.

- Crystal Blake. Dix-sept ans.

Crystal... un prénom qui résonne dans ma tête, comme un mot qu'on aurait hurlé sous un pont et qui aurait retentit dans des milliers d'échos infinis. Crystal est vraiment un très beau prénom, je trouve même qu'il redonne des airs de petite fille à la lionne qui se tient devant moi, Crystal, c'est un nom qui fait rêver, qui inspire au calme et à l'amour. Quand on prononce le nom de Crystal, on s'imagine une petite poupée blonde aux grands yeux bleus innocents qui sourit toujours et est incapable de faire la tête. Une poupée qui porte des robes rose bonbon et qui chante à tue-tête un truc du genre : "Jouez avec moi ! Jouez avec moi !". Quand ladite Crystal a parlé, elle a aussi semblé vouloir dire ça, mais d'une toute autre manière, d'une façon un peu moins mignonne et un peu plus agressive. Cette pensée me donne des frissons, mais je n'en laisse rien paraître. J'ai vu juste : elle est plus âgée que moi ; pas de beaucoup - un an seulement - mais je suis sa cadette quand même, ce qui ne veut pas dire qu'elle me fait peur, soyons clairs là-dessus ! Quand sa voix, plus calme mais pas moins sauvage, retentit une nouvelle fois, je ne peux m'empêcher de plisser les yeux et de la toiser avec curiosité.

- On s'assoit ? me propose-t-elle en m'indiquant du doigt le sol herbeux de la prairie.

Je ne répond pas tout de suite, je jauge Crystal du regard. Maintenant que l'ambiance est un peu remontée et que le froid qui s'est immiscé entre nous deux au début de la conversation a presque totalement disparu, je me demande s'il ne serait pas plus sage de m'inventer un quelconque rendez-vous pour pouvoir partir et profiter de la solitude le reste de la journée. Je n'ai plus envie de jouer avec elle : j'ai compris que je ne gagnerai pas. Je n'ai plus aucune raison de la tester, maintenant que je sais qu'elle ne se mettra plus en colère. Et puis me revient en mémoire ce que je pensais d'elle il y a quelques minutes à peine : elle me ressemble énormément au niveau du caractère, ce qui veut dire, si on y réfléchit bien, qu'elle ne doit pas être très sociable et qu'elle doit être une des meilleures amies de la solitude, autrement dit, partisanne de la liberté. Et c'est ça que j'aime bien chez elle. Alors je décide de rester. Je m'assois à mon tour par terre, en tailleur, la regarde retirer ses escarpins noirs vertigineux et attend patiemment qu'un sentiment d'aise et de bien-être se soit instalé dans l'atmosphère. À ce moment-là, je lui tend une crèpe enroulée dans du papier-aluminium et lui lance avec légèreté :

- T'as pas faim ?

Comme pour accentuer la question, je mord avec fougue dans ma propre crèpe. J'essuie d'un revers de bras le filet de confiture de fraise qui avait coulé sur mon menton et sourit avec sympathie - si si, moi ! - à Crystal. Un fois mon petit repas improvisé terminé, je m'appuie sur les coudes et roule dans l'herbe, pour me retrouver sur le dos, à regarder le ciel bleu où se promènent toujours des nuages d'un blanc cotonneux. Je lui demande alors, dans un murmure :

- Au fait, ça t'arrives souvent de te promener par ici ?

Après mûre réflexion, je choisis de rajouter, avec une réticence exagérée :

- Enfin, je veux dire... en escarpins et veste en cuir ?

Je rigole moi-même avec légèreté. Et puis je fronce les sourcils et lui lance pour plaisanter, avec humour mais franchise :

- Et tu fonces souvent dans les gens, comme ça, en les traîtant de tous les noms au passage ?  

Je ricane gentimment une nouvelle fois et puis, après avoir retrouvé un semblant de sérieux, je continue :

- Tu sais, je trouve que Crystal est un très beau prénom. Tes parents avaient bon goût... je suppose.

Un voile de tristesse passe sur mes traits une demi-seconde. Je n'y suis pas habituée, je m'oblige à ne jamais prononcer le mot "parents" pour ne pas y repenser. À qui ? À eux. À mes parents à moi, ceux qui ne m'ont jamais aimée et qui ne se sont pas faits priés pour me chasser de la maison une fois ma transformation en louve blanche accomplie, après avoir frôlé la mort. Ils auraient sûrement voulu que je disparaisse définitivement, ça aurait arrangé tout le monde. Mais ils savaient que j'avais une volonté de vivre en fer et que j'étais bien décidée à ne pas foutre ma vie en l'air à cause d'un père qui m'a toujours reniée et d'une mère qui aurait préféré avoir un garçon - ou rien du tout - à ma place. Mais je n'ai pas le droit de faire ressentir cette tristesse à Crystal Blake. Parce que tout le monde n'a peut-être pas eut la même vie tragique que moi, et que même si je sais que je ne serai jamais vraiment heureuse, que cette cicatrice invisible mais pourtant réelle qui me déchire sans arrêts le coeur sera toujours là, quoi que je fasse et quoi que j'entreprêne, je sais que mon entourage a le droit d'avoir une vraie vie, loin de tous les problèmes du quotidien, loin des malheurs, et j'espère de tout coeur que c'est le cas de Crystal. Mais au moins, je n'ai rien à perdre  : et c'est ce qui fait ma force.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Lun 28 Oct - 17:22


Un peu de solitude.. Ou pas.
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La jeune fille semble hésiter. Elle me jauge du regard, et en fait, je comprends tout à fait sa réaction. C'est ça le problème avec moi, je suis provocante et arrogante avec tous le monde, même quand on ne m'a rien fait et puis il faut avouer que c'est pas la fin du monde qu'elle me soit rentré dedans, enfin qu'on se soit rentré dedans, décidemment j'ai du mal à m'accuser ! Enfin, bref, je disais, dès que je croise quelqu'un, il ouvre la bouche faut que je lui lance une réponse cinglante et que je lui cloue le bec, alors forcément, vous ne me verrez jamais avec beaucoup d'amis autour de moi, sauf ceux qui sont comme moi. D'ailleurs Skyler, semble me ressembler pour ce qui est de répondre du tac au tac.  Et puis, elle était seule et moi aussi. La solitude, elle connait peut-être ça, elle aussi. Et comme pour clôturer mes pensées, elle fini par s'assoir à mes côtés, écrasant l'herbe sous son poids.

Le vent n'est pas violent, mais il souffle sur nos visages et soulèvent nos cheveux. Je ferme les yeux profitant de l'odeur de la nature, je prends de grande inspiration et je respire à pleins poumons. Les odeurs me chatouillent le nez. Un sourire se dessine sur mes lèvres. C'est pour ça que je viens ici. Pour être en contact avec la nature, il ne manquerait plus que je devienne mon animal pour être en harmonie avec elle. L'odeur de l'herbe et d'autres plantes, plane dans l'air, c'est agréable, je crois même entendre des battements d'ailes au-dessus de ma tête. Surement des oiseaux, parcourant le ciel bleu de cette journée.

- T'as pas faim ?

J'ouvre les yeux et tourne la tête vers la fille de l'air. Elle me tends quelque chose, j'hésite avant de tendre la main vers la sienne pour saisir ce qu'elle me propose. Une crêpe. Je déballe, la dite, crêpe de son papier d'aluminium, je lance un regard à Skyler. Elle essuie son menton et me sourit. Je lui souris en retour. Oui oui, vraiment. Je souris vraiment. Alors, je mords dans ma crêpe, savourant la confiture de fraise qui s'y trouve. Elle est délicieuse ! J'adore les crêpes.

- Merci. Dis-je avec franchise.
- Au fait, ça t'arrives souvent de te promener par ici ?... Enfin, je veux dire... en escarpins et veste en cuir ? Ajoute t-elle après s'être allongé dans l'herbe.

Elle rit avec douceur et légèreté. Je dois avouer, que une fille habillé comme moi aujourd'hui, sa doit surprendre, surtout vu le beau temps. Alors je souris à cette question et comme pour approuver que c'est ridicule de s'habiller ainsi quand il fait beau, je retire ma veste en cuir noire et la pause dans l'herbe. Je lui fais un clin d'œil complice.

- Et oui, sa m'arrive souvent. Enfin, aujourd'hui j'aurais pu m'en passer, pas vrai ?

Décidemment, après m'avoir entendu et vu, froide et méchante, elle doit être épatée de me voir si souriante et.. Sympa ? Je souris de nouveau à mes propres paroles et j'engloutis le bout de crêpe qu'il me reste.

- Et tu fonces souvent dans les gens, comme ça, en les traîtant de tous les noms au passage ? Poursuit-elle en riant.

Je la rejoins dans son rire, en m'allongeant sur le ventre, les coudes contre le sol, le menton dans le creux des mains. Je ne relève pas et n'ajoute rien. Je préfère rire de bon cœur et passer à autre chose. Le calme revint peu à peu et je lève les yeux vers l'horizon, regardant les rayons du soleil se refléter dans le ciel bleu et transpercer les nuages. C'est chouette les nuages je trouve. J'ai l'impression de retomber en enfance quand je les regarde. Avec l'imagination que j'ai, je leur trouve plein de forme, en passant par les plus débiles aux plus réalistes.

- Tu sais, je trouve que Crystal est un très beau prénom. Tes parents avaient bon goût... je suppose.

Mon sourire disparait d'un coup et mon visage s'assombrit. Mes muscles se tendent, je me retiens même de respirer durant quelques secondes. Mes yeux regardent au loin, comme si j'essayais de me trouver un échappatoire, une porte de sortie pour ne pas avoir à parler de mon passé. Même si rien ne m'y oblige, la haine que j'éprouve encore pour mes parents et bien présente, je ne peux nier que j'aime mes parents. On aime tous ses parents, même si l'on tente de se convaincre du contraire. J'aime ma mère et mon père, même si je dis les détester. Je ne regrette toujours pas ce que j'ai dis à ma mère, le jour de l'accident, je ne regrette en aucuns cas d'avoir fuit mon pays et mon père, mais des fois, j'aurais aimé que tout soit différent.

- C'est beau ici, non ? Dis-je en me raclant la gorge.

J'essaye de retrouver mon sourire, mais c'est raté. Je tourne la tête vers Skyler, une émotion semble resté figée sur son visage, dans son regard, mais je n'arrive pas à la comprendre. Etant consciente que ma diversion ne fonctionnera pas, je soupire, me redresse pour m'assoir, de nouveau, les jambes en tailleur. Je braque mes yeux dans ceux de la brunette.

- Si tu suppose qu'ils ont bon goût, c'est qu'ils en ont surement.. Je n'ai pas vraiment beaucoup de souvenir avec eux.. Ils n'étaient jamais très présent pour leur fifille adorée, qu'ils disaient aimer tant. Aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à y croire.

Je détourne les yeux, regardant loin devant moi. Je hausse les sourcils, un rictus sur les lèvres.

- Je ne sais même pas pourquoi je te parle de ça.. Tu dois surement, en avoir rien à faire d'entendre mon histoire, surtout qu'elle n'a rien de passionnante. Et puis.. Le passé appartient au passé, non ? Dis-je en fixant de nouveau Skyler.

Peut-être en ais-je trop dit, peut-être est-elle curieuse de savoir qui je suis réellement. Elle ne me connait pas et c'est sans doute le meilleur moyen de faire connaissance. J'en suis consciente. J'étudie ses traits attendant une réaction de sa part. Peut-être lui ferais-je assez confiance pour tout lui raconter ?



HRP : Sincèrement désolée du retard Mad

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Lun 11 Nov - 19:02



~ Crystal & Skyler ~
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C'est vrai que quand on se dit aux premiers abords que quelqu'un est comme ça, on a vraiment du mal à s'imaginer qu'en fait non, il n'est pas que comme ça. C'est un peu la même chose avec Crystal Blake, en fait : après m'avoir bousculée - même si j'y suis plus ou moins pour quelque chose, oui c'est vrai ! - et insultée, j'ai du mal à me mettre cette image dans la tête : une belle jeune femme souriante et aimable, qui rit et avoue ses erreurs. Comme quoi ; il est important de ne pas se fier aux apparences !

- Merci, me répond-elle en prenant de bon coeur la crêpe que je lui tend.

Je hoche la tête comme pour lui rendre la politesse et reste assise à ses côtés tandis qu'elle s'allonge carrément par terre. Je ne vous cache pas qu'elle me surprend quand elle m'accompagne dans mon rire, un rire chaleureux et cristallin, vous savez ; un de ces rires qui donne envie de rire à son tour ? Elle me répond sur le même ton que j'ai posé la question :

- Et oui, sa m'arrive souvent. Enfin, aujourd'hui j'aurais pu m'en passer, pas vrai ?
- En effet, tu aurais pu, je lui confirme en fixant ses prunelles ambrées. Mais tu sais, chacun son style, habituellement, je préfère aussi me promener avec des couleurs sombres. C'est bizarre mais c'est comme pour prévenir les autres, pour leur dire que je suis là, pour m'affirmer en quelque sorte. Mais quand je suis seule, j'aime me lâcher et m'habiller comme ça, j'ajoute en tirant sur mon débardeur blanc uni et en désignant du bout du doigt mon short en jean usé. En général je me cache derrière mes vêtements. Parce que j'ai une réputation de gosse de riche à tenir, tu comprends ? je lui demande sans vraiment poser la question, avec dégoût et dédain, pour confirmer le fait que ce rang ne me fait ni chaud ni froid. Mais ce n'est que superficiel, ce n'est pas vraiment moi... en fin si ! Mais... c'est le côté que j'exhibe le plus facilement de ma personnalité : la froideur et l'effet de perfection. Comme pour faire comprendre aux autres qu'ils ne m'arrivent pas à la cheville, qu'ils sont inférieurs à moi et qu'ils sont plus insignifiants que des fourmis à mes yeux. Et le pire, c'est que c'est ce que je pense vraiment. Enfin bref, on s'en fout de tout ça ! Mais c'était juste pour te montrer que les habits que l'on porte reflètent notre personnalité, notre humeur aussi : un peu comme à un mariage ou à un enterrement quoi ; tu ne vas pas porter du noir à une fête joyeuse et tu ne t'habilles pas en fluo quand tu assistes à une scène funèbre. Ce serait incohérent... T'en penses quoi ? je rajoute, gênée de parler autant.

Parce que oui, si je devais dire quel est mon pire défaut - qui est à la fois ma meilleure qualité - ce serait ça : je parle. J'aime donner mon opinion, dire ce que je pense. Je suis plus que franche ; c'est simple : quand quelque chose me passe par la tête, je le dis, même sans le penser parfois ! C'est pour vous dire... Et puis arrive le reproche que je lui ai fait sur son erreur - me rentrer dedans et m'insulter. Reproche que, au passage, je ne comptais pas lui faire : mais comme je vous ai dit ; je pense, je dis. Mais elle, elle ne dit rien, bien au contraire ! Elle en rit ! Avec humeur, légèreté... mais pas d'agacement ni de colère dans sa voix. Pourtant, moi je me serais vexée. Un point de plus dans les qualités de Crystal : la tolérence dans certains moments. Je souffle un coup et attend avec une certaine anxiété la réponse à mon compliment - celui qui disait qu'elle portait un joli prénom et que ses parents avaient bon gout. C'est là que je vois que j'ai fais une gaffe. Que j'ai touché une corde sensible. Elle perd son sourire, s'arrête de rire. Ses traits se crispent et elle reprend son masque glacial du début de notre entrevue. Elle ne se met pas en colère non plus, se contente de fixer le lointain, comme si je n'existais pas ou que je n'avais rien dit. Je la sent déglutir et elle tente le coup du "C'est beau ici, non ?" vous savez, la chose qui se traduit automatiquement dans ma tête comme : "Oh, regarde ! Un éléphant rose !" qui lui même est traduit comme étant un mélange de : "Désolée mais je ne veux pas en parler, c'est pour ça que je tente vainement de te prendre pour une débile !" en gros : le truc qui m'énerve le plus au monde. J'ai inexorablement envie de lui dire le reste. Envie de lui balancer à la figure tout ce que je pense d'elle et de sa phrase bidon. Sauf que je n'arrive pas à me mettre en colère. Alors je la fixe, je ne la lâche pas des yeux, je tente de le lui faire comprendre sans rien dire - ce qui est donc plus qu'un effort pour moi - que si elle aurait voulu éviter le sujet qui fâche, il n'aurait pas fallu s'y prendre comme ça : elle me l'aurait dit clairement, franchement ; ben j'aurais baissé la tête et me serais excusée. Sauf que ce que je vois dans le regard de Crystal ne me plaît pas du tout. C'est cette lueur d'espoir qui brille aussi dans les yeux de Chelsea et d'Odin, cette flamme sacrée qui ne s'arrêtera de luire que quand toutes les autres se seront éteintes - donc jamais. Cette lueur qui dit que même si on dit ne plus y croire, au fond, on y croit quand même. Et c'est là que je comprend pourquoi Crystal a été envoyée au Feu et pas à l'Air. Les élèves de l'Air - comme moi - sont pour la plupart froids et asociaux, ils ne veulent pas vraiment se mélanger aux autres pour la simple et bonne raison qu'ils ont depuis longtemps compris que s'attacher trop facilement aux gens pouvait leur être fatal ; ces gens qui n'ont pas les mêmes convictions, qui croient en une chose qui paraissent aux Gris impossible. Si l'animal fétiche de la Maison de l'Air est l'oiseau, alors ce n'est pas un hasard : c'est pour montrer que ces élèves-là sont libres et pas qu'un peu : qu'ils ne sont rattachés à aucun filin d'espoir. Qu'ils ne croient qu'en eux-mêmes et qu'ils ont depuis longtemps tourné la page. Parce que oui, malgré ce qu'on pourrait penser, tout le monde n'a pas l'espoir en soit, ça doit être une pièce détachée vendue séparément avec le reste de la conscience ! N'empêche que c'est un regard déçu et troublé que je lance à la brune avant qu'elle ne reprenne. Mes yeux s'éclaircissent le temps d'un instant, mes pupilles se dilatent et je lutte de toutes mes forces pour ne pas laisser ma force animale prendre le dessus. Parce que je n'ai pas le contrôle de tous les autres, et que je ne me transforme pas en louve blanche quand ça me chante. Pour le moment, je préfère éviter, car je ne contrôle rien du tout...

- Si tu suppose qu'ils ont bon goût, c'est qu'ils en ont surement.. Je n'ai pas vraiment beaucoup de souvenir avec eux.. Ils n'étaient jamais très présent pour leur fifille adorée, qu'ils disaient aimer tant. Aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à y croire.

Et pourtant... cette flamme dans ses yeux ne s'est pas éteinte quand elle a dit ça ! La preuve qu'elle ne vient pas du Feu pour rien...

- Je ne sais même pas pourquoi je te parle de ça.. Tu dois surement, en avoir rien à faire d'entendre mon histoire, surtout qu'elle n'a rien de passionnante. Et puis.. Le passé appartient au passé, non ?

Je prend une grande inspiration et lance un regard désolé à Crystal, comme pour m'excuser de tout, et en particulier de ce que je vais dire.

- Je ne suis pas du tout d'accord avec toi, Crystal. Le passé reste. Et ce qu'on le veuille ou non. Moi je ne l'ai pas oublié, et j'ai longtemps essayé. Me dire qu'un jour mes parents me pleureront, qu'un jour ils me regretteront : jour et nuit je l'espérais. Mais l'espoir c'est comme tout : ça grandit, mûrit et vieillit avec nous. Mon espoir s'est vite effacé, mais bon, faut dire qu'il n'était pas franchement grand... je lui avoue avec indifférence. Mais j'aimerais beaucoup que tu m'en dises plus sur toi. S'il te plait ? Si tu me racontes ton histoire, je te promet de te raconter la mienne. Alors, ça marche ? j'ajoute en lui lançant un sourire encourageant.

Parler de son passé, ce moment de notre vie que, pour la plupart, on se force à oublier mais qui revient plus vite qu'on ne pourrait le penser à la charge, ça fait toujours du bien. Moi je me le remémore tous les jours, aussi bête que ça peut vous paraître. Non, je ne suis pas masochiste, je suis seulement réaliste.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Dim 8 Déc - 16:37


Un peu de solitude.. Ou pas.
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J’avais distingué de la surprise dans les prunelles de la jeune femme, à la suite de éclat de rire et de ma réponse à sa question, par rapport à ma tenue vestimentaire.

- En effet, tu aurais pu, me confirme la jolie brune, elle ajoute cependant: Mais tu sais, chacun son style, habituellement, je préfère aussi me promener avec des couleurs sombres. C'est bizarre mais c'est comme pour prévenir les autres, pour leur dire que je suis là, pour m'affirmer en quelque sorte. Mais quand je suis seule, j'aime me lâcher et m'habiller comme ça, elle  tire sur son débardeur blanc uni et me désigne son short en jean usé. En général je me cache derrière mes vêtements. Parce que j'ai une réputation de gosse de riche à tenir, tu comprends ?

Même si cette question, n’en était pas vraiment en, j’acquiesce, car je comprends très bien ce qu’elle veut dire.  On a tous, plus ou moins une réputation à entretenir, pourtant rien ne nous y oblige, mais les descendants de famille aisé doivent s’y obstiner. Je sais ce que c’est. Mes parents sont des gens, qui en on que pour leur argent, j’ai d’ailleurs hérité, des biens de ma mère. Par « biens » j’entends, une grosse somme d’argent, bien sur. Il n’y avait que ça qui comptait pour elle. Etant petite j’étais toujours été pourrie gâtée de toute façon. Skyler reprit la parole ce qui m’extirpa de mes pensées.

- Mais ce n'est que superficiel, ce n'est pas vraiment moi... en fin si ! Mais... c'est le côté que j'exhibe le plus facilement de ma personnalité : la froideur et l'effet de perfection. Comme pour faire comprendre aux autres qu'ils ne m'arrivent pas à la cheville, qu'ils sont inférieurs à moi et qu'ils sont plus insignifiants que des fourmis à mes yeux. Et le pire, c'est que c'est ce que je pense vraiment. Enfin bref, on s'en fout de tout ça ! Mais c'était juste pour te montrer que les habits que l'on porte reflètent notre personnalité, notre humeur aussi : un peu comme à un mariage ou à un enterrement quoi ; tu ne vas pas porter du noir à une fête joyeuse et tu ne t'habilles pas en fluo quand tu assistes à une scène funèbre. Ce serait incohérent... T'en penses quoi ? Avait-elle rajouté, en me fixant.

-Je suis tout a fait d’accord avec toi. Lui avais-je répondu, en hochant la tête.

J’étais surprise que sa façon de penser, soit identique à la mienne. Je ne m’étais pas trompée en pensant que l’on avait des choses en commun. Comme je dis toujours, une personne qui me ressemble devient plus facilement mon amie que mon ennemie, mais dès lors que cette personne devient mon ennemie, je ferais de sa vie un véritable calvaire et me débrouillerai pour l’écrabouiller, la faire descendre de son pied d’estal et faire gonfler mon propre égo. C’est cette sensation de puissance et de supériorité que j’aime ressentir à l’égard des autres, mais je ne vais pas vous cacher que je suis bien contente d’avoir choisie Skyler plutôt qu’en amie qu’en ennemie. Pas parce qu’elle m’aurait donné du fil à retorde, quoique ce n’est pas faux, mais plutôt parce que je vois en elle, ce que je suis. Mais je n’arrête pas de penser qu’elle à quelque chose à m’apprendre. A m’apporter, en plus de tous le reste. En elle, je vois une amie, mais pas que. Nos expériences de vie sont peut-être un peu différentes, même si son petit discours sur les gosses de riches, me fait penser à ma propre existence, je pense qu’elle et moi avons des choses à apprendre l’une de l’autre.

Puis était venu la discussion qui fâche ou du moins, la discussion à laquelle je ne voulais pas aboutir. J’avais tenté d’éviter la question, même si maintenant, sa me paraissait ridicule. Peut-être, croyait-elle avoir gaffé, peut-être se tairait-elle. Mais au lieu de ça, ses prunelles m’avaient fixé comme on fixe quelqu’un de qui on attend une réponse précise. J’avais alors senti que je devais au moins tenter le coup de dire quelque chose, pour au moins satisfaire sa curiosité et espérer qu’elle passe à autre chose, qu’elle me laisse tranquille et ne me questionne pas d’avantage. J’aurais pu clairement lui dire d’aller se faire voir, que je n’avais aucunes envies de lui répondre, ce que j’avais essayé de faire d’ailleurs, mais je n’y étais pas parvenue. Malgré ma froideur retrouvée et mon sourire disparu, elle ne me lâcha pas du regard et sa curiosité semblait, même, avoir été éveillée et au contraire, pas du tout satisfait. J’avais cru voir un éclat de brillance dans ses yeux, mais ce n’était que ses pupilles qui s’étaient dilatées un court instant, suite à mes précédentes paroles. Durant ce quart de seconde, l’animal en moi s’était réveillé pour m’aider à obtenir la moindre information sur ce qu’elle était. Enfin, plutôt quel animal était-elle ? Car cette dilatation de pupilles, je la connais. La lumière ou son intensité n’y était pour rien. Ses pupilles s’étaient dilatées, car elle était une métamorphe, tout comme moi et que son animal s’était éveillé. J’avais pu deviner les arômes de la forêt. Mais nombreux étaient les animaux qui se promener en forêt. Une autre odeur, plus ténue m’était parvenue. Mais je n’en avais encore jamais rencontré d’identique. Ce qui était sur, c’est qu’elle n’était pas un fauve, je l’aurais aussitôt reconnu autrement. Puis quand elle me lança un regard, désolé, mon instinct animal se rendormi en même temps que les pupilles de Skyler retrouvèrent leur forme initiale.

- Je ne suis pas du tout d'accord avec toi, Crystal. Le passé reste. Et ce qu'on le veuille ou non. Moi je ne l'ai pas oublié, et j'ai longtemps essayé. Me dire qu'un jour mes parents me pleureront, qu'un jour ils me regretteront : jour et nuit je l'espérais. Mais l'espoir c'est comme tout : ça grandit, mûrit et vieillit avec nous. Mon espoir s'est vite effacé, mais bon, faut dire qu'il n'était pas franchement grand...

Elle semble indifférente mais je ne peux me retenir de froncer les sourcils. Nous ne sommes pas d’accord sur ce point. Comme quoi, même les personnes qui semblent se ressembler, ne se ressemblent pas vraiment. Et puis, si nous étions le même genre de personne, nous serions de la même maison, hors elle est Air et moi Feu. Et puis, on serait peut-être de la même espèce animale, hors ce n’est pas le cas non plus, d’après mes tentatives de déceler l’animal qu’elle est. L’autre chose qui vint chatouiller ma curiosité fut l’évocation de ses parents. Elle aussi, semblait ne pas être en très bons termes avec ses paternels.

- Mais j'aimerais beaucoup que tu m'en dises plus sur toi. S'il te plait ? Si tu me racontes ton histoire, je te promet de te raconter la mienne. Alors, ça marche ? Ajouta, la brune en me lançant un sourire encourageant.

Je gardais mes prunelles rivées sur les siennes. Avait-elle deviné ma curiosité et s’en servait-elle pour me faire parler ? Peut-être.. Néanmoins j’en doutais. Il aurait fallut être une renarde pour une pareille malice et une telle ruse. Hors, les renards, je connais parfaitement leur odeur et je sais très bien les distinguais des autres animaux de la forêt. Ou bien alors.. Elle est de nature rusé et maligne, ce qui ne m’étonnerait pas. Je le suis moi-même, sans pour autant avoir les poils roux et un long museau.

Je suis plutôt du genre à ne faire confiance à personne, ou presque personne. Ce qui me rends insociable, ce qui ne me déplait pas, au contraire, je préfère me mettre à dos un bon nombre de personne plutôt que d’être leur plus proche alliée. Mais j’avais choisie que Skyler, ne ferait pas partie de ma liste noire, la preuve, j’aurais très bien pu l’envoyer bouler bien plus tôt. Ou bien poursuivre notre discussion très animée et sans but précis, du début de notre rencontre. Mais non, elle et moi avions choisie l’autre option, qui semblait la plus appropriée d’ailleurs. Alors je soupirais, me redressais un peu plus, joignant mes jambes en tailleur et gardant mon regard ambré dans celui de la fille de l’Air.

- Bon, très bien tu as gagnée, mais tu me raconte ton histoire après, je te laisserais pas t’en tirer comme ça, compris ? Je ne la laissais pas pour autant me répondre. Je poursuivais : Il était une fois, une petite fille pourrie gâtée.. Je me raclais la gorge et je commençais réellement mon récit, sur un ton maussade, lassé. Je ne ponctuais même pas mes phrases, je me contentais de respirer de temps à autre ou de marquer des pauses. Mes parents ont toujours été très occupés par leur travail respectif, ils avaient tout deux des salaires aisés qui leur permettaient de m’offrir tous les plus beaux jouets et ils cédaient au moindre de mes caprices, pour avoir la paix je suppose. Pour eux l’argent n’a jamais été un problème. Ils ne se sont jamais vraiment occupés de moi, je me demande même pourquoi ils ont eu une gosse. Mon caractère et ma personnalité, ce n’est pas d’eux que je les tiens, mais c’est plutôt grâce à eux. Oui, je me suis affirmée au fil des années. Je n’appréciai personne, même pas mes parents, je leur ai souvent reproché de ne pas s’occuper de moi. Alors, j’ai vécu chez ma grand-mère, pendant longtemps, elle, elle savait s’occuper de moi, c’est devenu moins drôle quand c’est moi qui ait du m’occuper d’elle.

Je marquais une pause, le temps pour moi de chasser ce douloureux souvenir de la perte de ma grand-mère. Puis je reprenais, toujours sur le même temps, le visage inexpressif, mes yeux rivés sur ceux de la jeune femme devant moi.

-Puis, un jour je l’ai retrouvé inerte dans son confortable fauteuil de cuir usé, devant la télévision. Elle s’était endormie, pour ne jamais se réveiller. Elle était la seule personne sur qui je comptais. Je ne voyais mes parents que certains week-ends et encore parfois ce n’était que des appels, de courte durée. Cet événement à encore endurci mon caractère. Puis et venu le jour de l’enterrement, ce jour là dans la voiture, je rentrais chez mes parents, cet endroit où j’allais devoir vivre n’était pas chez moi et je ne me suis pas retenue de dire les quatre vérités à mes chers parents. Je me souviendrais toujours de ce jour là, parce que j’ai dis d’affreuse chose à ma mère, que malgré tout, je ne regrette pas d’avoir dite. Mais, je me souviens de son visage, choqué, de celui de mon père agacé. Et puis les cris, le bruit des crissements de pneu, l’arrivée du poids lourd en direction de la voiture, précisément vers moi. Ma vue se brouillait puis j’ai ressenti une douleur dans ma poitrine, et cette sensation d’apaisement et de soulagement. Je soupirais, comme pour conclure. Sauf qu’au lieu de conclure, je voulais poursuivre, qu’elle connaisse la fin de mon histoire, jusqu’à aujourd’hui. Alors je soulevais le bas de mon débardeur noir, je le remontais, jusque sous mes seins. Je passais mon index sur la fine ligne rose qui se démarquait sur ma peau blanche. Puis je rabaissais mon t-shirt. Relevant les yeux vers Skyler. Je n’ai eu que ça, une énorme entaille béante dans l’abdomen. Et quelques égratignures. Puis un an de coma, j’ai été maintenue en vie grâce à des machines. Puis à mon réveil, j’ai appris la mort de ma mère. Qui est morte sur le coup, elle n’a pas résisté au choc, puis l’handicap de mon père. Les deux jambes paralysées à vie, il se déplace en fauteuil roulant désormais. La première chose qu’il m’a dite c’est que c’était de ma faute, si ma mère était morte. Ensuite j’ai eu de la rééducation. Puis suite à ça, comme si je n’en avais pas assez. Ma métamorphose. La plus belle chose qui m’est arrivée, néanmoins. Mon père n’a pas voulu comprendre, aujourd’hui, il cherche à tuer sa propre fille. J’ai fuis durant quelques années et me voilà ici, avec toi à te raconter tous ça. Je fis un petit sourire à la belle brune.

J’avais beaucoup parlé, je me demandais comment elle avait pu supporter tous ce blabla continuel. Et j’étais surprise moi-même, d’avoir réussi à m’ouvrir autant, à une fille que je ne connais que depuis.. Une heure ? Deux, peut-être ? J’avais réussi à faire tomber le masque et la carapace, l’espace d’un instant, dévoilant mon passé, mais j’avais contrôler mes émotions, ne montrant à aucuns moments mon ressenti. Mis à part un léger sourire à l’évocation de ma métamorphose.

Je gardais mes prunelles fixées sur Skyler. Puis j’ajoutais sur un ton léger.

- N’oublie pas ta promesse, miss Sky’ Je lui faisais un clin d’œil.

Maintenant, je voulais connaitre son histoire.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Ven 3 Jan - 14:20



~ Crystal & Skyler ~
Once upon a time...
Ses sourcils sont froncés, ses traits inexpressifs et son regard rivé sur le mien. Tout à l'heure, elle a dit être d'accord avec moi par rapport au sujet des vêtements - discussion typiquement fille mais je ne m'en rends compte que maintenant - et elle a désormais l'air grave du soldat revenant de guerre. Peut-être pas une guerre... Mais c'est peut-être pire que ça. J'espère bientôt pouvoir l'apprendre.

- Bon, très bien tu as gagnée, mais tu me raconte ton histoire après, je te laisserais pas t’en tirer comme ça, compris ? me prévient-elle après un court moment de silence.

Je hoche tout de suite la tête de bas en haut d'un air impatient, comme une petit fille attendant son histoire du soir.

- Il était une fois, une petite fille pourrie gâtée..

Je ne peux retenir un bref ricanement. Il faut être drôlement courageux pour pouvoir ironiser sur son passé !

- Mes parents ont toujours été très occupés par leur travail respectif, ils avaient tout deux des salaires aisés qui leur permettaient de m’offrir tous les plus beaux jouets et ils cédaient au moindre de mes caprices, pour avoir la paix je suppose. Pour eux l’argent n’a jamais été un problème. Ils ne se sont jamais vraiment occupés de moi, je me demande même pourquoi ils ont eu une gosse. Mon caractère et ma personnalité, ce n’est pas d’eux que je les tiens, mais c’est plutôt grâce à eux. Oui, je me suis affirmée au fil des années. Je n’appréciai personne, même pas mes parents, je leur ai souvent reproché de ne pas s’occuper de moi. Alors, j’ai vécu chez ma grand-mère, pendant longtemps, elle, elle savait s’occuper de moi, c’est devenu moins drôle quand c’est moi qui ait du m’occuper d’elle.

Un sourire froid s'esquisse sur mes lèvres. Toujours le même problème : la famille, et en particulier les parents. Ces êtres qui se croient au-dessus de tout le monde et qui pensent toujours bien faire et qui en fait perdent petit à petit la confiance de leurs enfants... Qu'est ce que je la comprend ! J'aurai tellement aimé avoir une grand-mère comme ça, n'importe qui...

- Puis, un jour je l’ai retrouvé inerte dans son confortable fauteuil de cuir usé, devant la télévision. Elle s’était endormie, pour ne jamais se réveiller. Elle était la seule personne sur qui je comptais. Je ne voyais mes parents que certains week-ends et encore parfois ce n’était que des appels, de courte durée. Cet événement à encore endurci mon caractère. Puis et venu le jour de l’enterrement, ce jour là dans la voiture, je rentrais chez mes parents, cet endroit où j’allais devoir vivre n’était pas chez moi et je ne me suis pas retenue de dire les quatre vérités à mes chers parents. Je me souviendrais toujours de ce jour là, parce que j’ai dis d’affreuse chose à ma mère, que malgré tout, je ne regrette pas d’avoir dite. Mais, je me souviens de son visage, choqué, de celui de mon père agacé. Et puis les cris, le bruit des crissements de pneu, l’arrivée du poids lourd en direction de la voiture, précisément vers moi. Ma vue se brouillait puis j’ai ressenti une douleur dans ma poitrine, et cette sensation d’apaisement et de soulagement.

C'est assez marrant de voir que la mort de sa grand-mère l'a touchée à un tel point qu'elle se souvient de la matière de fauteuil et de ce qu'elle était en train de faire quand... Quand elle est morte. Crystal a l'étoffe d'une vraie narratrice martyrisée, la preuve : je bois littéralement ses paroles. Un accident, un camion, de la douleur, du sang, des cris et la peur. Voilà de quoi est faite l'histoire de la brune. Mais ce n'est pas fini...

- Je n’ai eu que ça, une énorme entaille béante dans l’abdomen. Et quelques égratignures. Puis un an de coma, j’ai été maintenue en vie grâce à des machines. Puis à mon réveil, j’ai appris la mort de ma mère. Qui est morte sur le coup, elle n’a pas résisté au choc, puis l’handicap de mon père. Les deux jambes paralysées à vie, il se déplace en fauteuil roulant désormais. La première chose qu’il m’a dite c’est que c’était de ma faute, si ma mère était morte. Ensuite j’ai eu de la rééducation. Puis suite à ça, comme si je n’en avais pas assez. Ma métamorphose. La plus belle chose qui m’est arrivée, néanmoins. Mon père n’a pas voulu comprendre, aujourd’hui, il cherche à tuer sa propre fille. J’ai fuis durant quelques années et me voilà ici, avec toi à te raconter tous ça.

C'est triste. Vraiment. Mais ses parents disaient l'aimer. C'était peut-être vrai, après tout ? Mais si ce n'est manifestement plus le cas puisque sa mère est morte et que son père a mis sa tête à prix. En fait, sa métamorphose est assez naturelle. Peut-être des effets secondaires dus aux médicaments ? Ou alors elle avait peut-être déjà le Don sans qu'il se soit réellement éveillé ? C'est tellement fascinant ! Je pourrais rester des journées entières à l'écouter parler, raconter sa vie, que ça ne me dérangerait pas plus que ça. Sauf que...

- N’oublie pas ta promesse, miss Sky’

Bien sûr, ma promesse... Bon ok, autant s'en débarrasser tout de suite, alors...

- Je suis née dans une clinique de Londres. À la base, mes parents ne voulaient pas d'enfants, du moins pas encore. Ma mère était très jeune à l'époque - je crois qu'elle avait dix-neuf ans et je suis née par accident. Il était trop tard pour avorter quand ma mère s'est rendue compte qu'elle était enceinte. J'ai tout de suite été rejetée. Heureusement pour moi, il y avait du monde dans le couloir, qui attendait je vienne au monde, parce que sinon - mon père me l'a dit -, ils m'auraient mise en orphelinat. J'aurai préféré ça. Sincèrement, c'était pas une vie. Ma mère disait que j'étais une erreur de la nature, qu'elle ne savait pas ce qu'elle avait fait au ciel pour mériter ça, qu'elle aurait au moins pu hériter d'un fils... C'est ma tante qui a choisi mon prénom : Sky - l'enfant tombée du ciel. Je crois que c'est la seule personne de la famille pour qui je comptais vraiment. Pour les autres, j'étais une enfant de bonne famille, tout juste bonne à porter les enfants d'un mari que je ne connaitrais pas. Mais eux, au moins, ils avaient la bonté de me tolérer. Mes parents faisaient comme s'ils m'adoraient quand il y avait du monde. Mais après... Après je vivais un calvaire. Quand j'étais petite, j'avais beaucoup d'amis, j'essayais de trouver des excuses à la méchanceté que me vouaient mes parents et j'étais la fille la plus naïve au monde. Et puis j'ai grandi. J'ai commencé à répondre à mes parents. J'ai fugué plusieurs fois et le pire, c'est qu'ils s'en foutaient royalement. Ils me laissaient vivre ma vie avant que je ne sois majeure. Et puis je suis tombée malade. Gravement malade. Ma mère était enceinte et on lui avait dit qu'elle aurait un fils. Alors au plus tôt elle se serait débarrassée de moi, mieux tout le monde se porterait ! Mais elle a quand même appelé un médecin. Parce que ma tante a insisté. Ils sont arrivés avec des scientifiques et je n'ai pas compris tout de suite. Les médecins ne savaient pas ce que j'avais, mais mon coeur battait de moins en moins vite. J'avais une maladie orpheline. J'étais destinée à crever. Puis un des scientifiques a demandé à mes parents l'autorisation de tester un produit jamais utilisé à Londres. Il disait que ça pouvait me sauver. Ma tante a répondu que oui, qu'il fallait tout essayer et ils ont dû partir de la pièce. Les médecins et les scientifiques ont commencé à me tenir. Je ne comprenais rien : je n'arrivais déjà pas à bouger, alors ils voulaient que j'aille où, sérieux ? Et puis ils m'ont enfoncé cette seringue dans le bras. Je me souviens d'avoir gémis. Et puis mon coeur recommençait à prendre un rythme plus régulier. Le médecin qui m'a fait la piqûre a dit que ça ne faisait pas effet, qu'il en fallait plus. On lui a crié que non, que mon corps ne le supporterait pas. Mais il m'a enfoncé une deuxième seringue dans l'autre bras. Et puis là je me suis mise à trembler. Mon coeur battait trop vite. Et pourtant je me sentais en pleine forme ! J'avais tellement hâte de voir la tête de ma mère quand elle verrait que j'étais toujours en vie ! Mais j'ai senti que je me transformais en quelque chose d'autre... Et puis plus rien. Je me souviens de ma vue : elle était embrumée de rouge. Je crois que j'ai tué tout ceux qui étaint dans la pièce. Tous. Et je me suis réveillée ici.

The end ! C'est pour ça que j'évite de me métamorphoser. Ce que j'ai n'est pas naturel. Mon Don est superficiel. On me l'a injecté en surdose et je suis incapable de le contrôler. Mais Crystal...

- Au fait : c'est quoi ta métamorphose ?

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Sam 11 Jan - 12:49


Un peu de solitude.. Ou pas.
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Aussi tôt dit, aussitôt fait. La belle brune se lança dans son récit et je l'écoutais, sans jamais l'interrompre.

- Je suis née dans une clinique de Londres. À la base, mes parents ne voulaient pas d'enfants, du moins pas encore. Ma mère était très jeune à l'époque - je crois qu'elle avait dix-neuf ans et je suis née par accident. Il était trop tard pour avorter quand ma mère s'est rendue compte qu'elle était enceinte. J'ai tout de suite été rejetée. Heureusement pour moi, il y avait du monde dans le couloir, qui attendait je vienne au monde, parce que sinon - mon père me l'a dit -, ils m'auraient mise en orphelinat. J'aurai préféré ça. Sincèrement, c'était pas une vie. Ma mère disait que j'étais une erreur de la nature, qu'elle ne savait pas ce qu'elle avait fait au ciel pour mériter ça, qu'elle aurait au moins pu hériter d'un fils...Je l'écoutais attentivement, le moindre mot, la moindre phrase. Je me rendais compte que j'avais eu une certaine chance, moi, mes parents m'avaient souhaité et m'avaient aimé, enfin je l'espère. C'est ma tante qui a choisi mon prénom : Sky - l'enfant tombée du ciel. Je crois que c'est la seule personne de la famille pour qui je comptais vraiment. Pour les autres, j'étais une enfant de bonne famille, tout juste bonne à porter les enfants d'un mari que je ne connaitrais pas. Mais eux, au moins, ils avaient la bonté de me tolérer. Mes parents faisaient comme s'ils m'adoraient quand il y avait du monde. Mais après... Après je vivais un calvaire. Quand j'étais petite, j'avais beaucoup d'amis, j'essayais de trouver des excuses à la méchanceté que me vouaient mes parents et j'étais la fille la plus naïve au monde. Et puis j'ai grandi. J'ai commencé à répondre à mes parents. J'ai fugué plusieurs fois et le pire, c'est qu'ils s'en foutaient royalement. Ils me laissaient vivre ma vie avant que je ne sois majeure. Je devinais alors que son caractère s'était endurci à cette époque, durant son enfance pas très rose, voir pas rose du tout.. Et puis je suis tombée malade. Gravement malade. Ma mère était enceinte et on lui avait dit qu'elle aurait un fils. Alors au plus tôt elle se serait débarrassée de moi, mieux tout le monde se porterait ! Mais elle a quand même appelé un médecin. Parce que ma tante a insisté. Ils sont arrivés avec des scientifiques et je n'ai pas compris tout de suite. Les médecins ne savaient pas ce que j'avais, mais mon coeur battait de moins en moins vite. J'avais une maladie orpheline. J'étais destinée à crever. Puis un des scientifiques a demandé à mes parents l'autorisation de tester un produit jamais utilisé à Londres. Il disait que ça pouvait me sauver. Ma tante a répondu que oui, qu'il fallait tout essayer et ils ont dû partir de la pièce. Les médecins et les scientifiques ont commencé à me tenir. Je ne comprenais rien : je n'arrivais déjà pas à bouger, alors ils voulaient que j'aille où, sérieux ? Et puis ils m'ont enfoncé cette seringue dans le bras. Je me souviens d'avoir gémis. Et puis mon coeur recommençait à prendre un rythme plus régulier. Le médecin qui m'a fait la piqûre a dit que ça ne faisait pas effet, qu'il en fallait plus. La fameuse injection, j'en avais entendu parler. C'est comme ça que certains métamorphes sont nés, contrairement à moi, leur métamorphose à été déclenché par des scientifiques qui ne connaissaient même pas ce qu'ils injectaient ! On lui a crié que non, que mon corps ne le supporterait pas. Mais il m'a enfoncé une deuxième seringue dans l'autre bras. Et puis là je me suis mise à trembler. Mon coeur battait trop vite. Et pourtant je me sentais en pleine forme ! J'avais tellement hâte de voir la tête de ma mère quand elle verrait que j'étais toujours en vie ! Mais j'ai senti que je me transformais en quelque chose d'autre... Et puis plus rien. Je redoutais la suite, mais que c'était-il passé durant ce rien, ce noir, ce trou de mémoire ? Je me souviens de ma vue : elle était embrumée de rouge. Je crois que j'ai tué tout ceux qui étaint dans la pièce. Tous. Et je me suis réveillée ici.

Un frisson me parcouru. Son histoire me fascinait, pourtant elle n'avait rien de beau et de joyeux. Mais sa fait quand même un drôle d'effet quand la personne en face de vous, vous avoue avoir tuer des gens, sans même s'en rendre compte, sous une autre forme que la forme humaine. Mais je n’eus pas le temps de lui demander, ce en quoi elle pouvait se métamorphoser, exactement, puisqu'elle me posa la question en premier.

- Au fait : c'est quoi ta métamorphose ?
- Le léopard. Lui répondis-je aussitôt.

Contrairement à elle, j'avais maitriser mon animal dès le début et je n'avais jamais provoqué la mort d'êtres humains, mais je m'étais toujours demandé quand ce jour arriverait.. Car il arriverait, je le savais, la féline en moi était une chasseuse, une traqueuse et elle était née pour.. Tuer. Même si ma métamorphose était une chose que je contrôlais de mieux en mieux, arriverait le jour où je péterais carrément les plombs et ce jour là, la léoparde sortira de son enveloppe humaine pour faire ce qu'elle sait faire de mieux.. Un frisson me parcouru et je détournais mes prunelles de celles de Skyler un instant, devinant qu'à cette pensée mes pupilles s'étaient fendues. Puis je relevais les yeux vers elle.

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MessageSujet: Re: Un peu de solitude.. Ou pas.   Ven 7 Mar - 18:52



~ Crystal & Skyler ~
I'm affraid. Why ? 'Cause I'm lost. Lost and alone. Can you help me ?
Je n'ai jamais raconté mon histoire à personne. Pourquoi ? Je ne le sais pas vraiment, en fait. Sûrement par honte d'avoir été aussi faible ou alors par peur d'être incomprise à moins que... j'aie eu peur. Mais peur de quoi ? Moi, peur ? Mais c'est complètement ridicule... Allez, tais-toi Sky. Mais enfin bref, de toute façon je n'ai pas à me justifier, mon histoire ne regarde personne d'autre que moi. Et puis personne n'a été me la demander. Enfin, personne n'a jamais eu le courage de me la demander, tout du moins. Cette pensée me fait sourire. N'empêche que cette Crystal Blake a aussi eu un sacré passé ! Moi qui croyais mon histoire unique, moi qui pensais que j'étais la seule personne au monde à avoir tant souffert... Peut-être qu'un jour il faudra que j'arrête de ne penser qu'à moi. Peut-être. Avoir des parents aimants - comme ceux de Crystal - me semble une bonne chose, toujours faut-il qu'ils soient présents pour qu'on les aime en retour. Voilà le message qu'a essayé de me faire passer Crystal. Malgré tous les coups bas que j'ai dû supporter, malgré la violence et l'incompréhension qui ont toujours rythmé ma pauvre vie, je pense que je préfère mille fois mon passé de rejetée malade à un tel point qu'on a dû la transformer en bête incontrôlable que celui, à la fois triste et tragique, de la belle Blake. Des parents qui ont mieux à faire que s'occuper de leur fille unique, une grand-mère merveilleuse mais défunte, un accident de voiture qui engendre un an de coma puis une transformation surnaturelle ainsi que la mort de sa mère et la haine de son père, tout cela doit être drôlement difficile à supporter. Je pense que même moi j'aurais fini par craquer. Mais moi, je ne suis pas elle. Et si elle est aussi dure et distante aujourd'hui, c'est que son passé à grandement influé sur ce qu'elle est devenue à l'heure actuelle. Je n'avais jamais fait attention à cela, d'ailleurs : au fait qu'elle se cache constamment derrière ce masque froid, moqueur, fier et impassible. Parce qu'en fin de compte, si on gratte un peu sous la surface, on peut constater que Crystal n'est pas si cruelle et méchante que ça. Elle a juste été délaissée dans son enfance ; tout comme moi - même si nos histoires sont très différentes. Mais nous deux, on n'est pas si différentes que cela... Mon histoire touche à sa fin et quand je plonge une nouvelle fois dans le regard ambré de la jeune femme, je suis à la fois surprise et touchée d'y voir de l'attention et de la compréhension. Puis vient la question sur son animal de métamorphose.

- Le léopard, me répond-elle.

Comment pour confirmer ces faits, ses pupilles se dilatent le temps d'une demi-seconde. Un simple humain ne l'aurait probablement pas remarqué. Mais je ne suis pas une simple humaine. Je suis Skyler Stones, une métamorphe de première classe ! Ha ha... Intéressant... un félin. Mais avec cet air malin, cette démarche souple et élégante et ces yeux d'ambres incrustés de tâches ocres, je n'aurais même pas dû le lui demander : c'est l'évidence même. Elle ne me renvoit pas la question, se contentant de m'observer de derrière ses longs cils noirs, mais je décide quand même d'y répondre. Quelqu'un d'autre m'aurait posé la question en me menaçant de mort que je n'y aurais pas répondu et je choisis d'étaler ma vie devant une parfaite inconnue qui ne me demande rien. Je me surprends moi-même. Vais-je bien ? Suis-je malade ? Je résiste à l'envie de me toucher le front pour voir si je n'ai rien. La tournure que prend cette entrevue devient de plus en plus complexe et incohérente, je n'y comprends plus rien.

- Moi c'est un canidé. Un loup blanc, plus précisément. Il est très rare que je prenne cette forme. En fait je ne la prends presque jamais. J'ai beaucoup de mal à la contrôler. Je baisse le regard, gênée de me mettre en sous-évidence ainsi, je n'aime pas me montrer faible, et le fait que je n'arrive pas à contrôler la bête féroce en moi est une de mes faiblesses. La plupart du temps, je sèche les cours qui ont un quelconque rapport avec tout ça. J'ai trop peur d'être tournée au ridicule. Le pouvoir, c'est bien. Mais trop de pouvoir tue le pouvoir, si tu vois ce que je veux dire - je lui jette un regard en coin, un léger sourire plus perdu qu'heureux volant à la commissure de mes lèvres.

Ce que je ne lui ai pas dit, en revanche, c'est que j'ai plus peur de l'animal qui sommeille en moi que de ce que les gens pourront en penser en le voyant. À vrai dire, je crois que depuis que je suis à l'institut, je ne me suis casimment pas transformée. Les deux ou trois fois que je me le suis permis, la métamorphose a été produite par un très fort sentiment, la colère, la tristesse sont les deux principaux. Si j'ai un total contrôle de mes expressions extérieures, cela ne veut pas pour autant dire qu'à l'intérieur, ce ne soit pas tantôt une fournaise, tantôt une mer turbulente ou même un gros... rien. C'est souvent le cas, d'ailleurs. Un trou large et impénétrable que je m'efforce tant bien que mal d'entrenir de façon à ce que d'autres sentiments ne viennent pas tout gâcher. Parce s'il y a une chose au monde que je déteste - en dehors de mes parents - et même, qui me fait peur, c'est bien cela ; mes sentiments - ou tout du moins ce qu'ils entraînent : le chaos et le n'importe quoi, tout simplement. Oui, moi, j'ai peur de cela, j'ai peur d'aimer, j'ai peur de rire, j'ai peur de pleurer et pire encore : je suis terrifiée à l'idée de me mettre en colère. C'est pour cela que je suis si distante avec le monde extérieur. Parce que j'ai... peur. Indéniablement et incontournablement peur. Mais cela, je ne le dirai jamais à personne. Même pas à Crystal. Je ne me l'avoue déjà pas à moi-même, alors vous imanigez bien. En fait, dans toute ma vie, je n'ai cessé de le faire : je n'ai jamais fait que mentir, encore et encore. Mentir à mon entourage et surtout : me mentir à moi-même. Suis-je folle ? Non. J'ai juste besoin d'être normale.

Le soleil est toujours haut dans le ciel bleu, cependant, on voit bien à son inclinaison que midi est largement passé. Je n'ai pas mis les pieds dans l'Institut de la journée. Mais qu'importe, puisque nous sommes en week-end. Il doit être vers les 15h, peut-être un peu moins, et je suis toujours là. Et elle aussi. Elle est encore là et moi aussi. Mais bizarrement, moi, Sky la solitaire, je suis heureuse qu'elle soit là. Je suis heureuse qu'elle me parle et je suis heureuse de lui parler. La joie n'est pas un sentiment qui me traverse souvent - et pourtant ce ne sont pas les sentiments qui manquent. Je lui souris sans plus rien dire, attendant peut-être qu'elle relance la discussion, maintenant qu'on a tout déballé. Maintenant que chacune connaît l'histoire plus ou moins tragique de l'autre. Remarquant qu'elle ne bouge pas ni ne pipe mot, je m'allonge une nouvelle fois sur le dos, comme je l'étais ce matin, quand je n'avais pas encore bousculé Crystal Blake. À moins que ce ne soit elle qui m'ait bousculé mais... Tais-toi Stones, ne gâche pas tout. Je ris une nouvelle fois intérieurement. Rire... c'est assez plaisant, surtout quand je ne me force pas à le faire. Car oui, rire et sourire, je connais. Mais c'est souvent plus pour me moquer méchamment que pour exprimer mon bonheur. Seulement... le bonheur existe-t-il réellement ? Je n'en suis pas si sûre. Quoique...

- Au fait, Crystal, on n'a pas encore abordé la question mais, maintenant qu'on se connaît à peu près : tu veux bien... tu veux bien devenir mon... amie ? je lui demande soudain, me frottant derrière la tête avec nervosité, plus gênée que jamais de demander cela alors que je ne l'ai jamais proposé à personne.

Amie. Voilà un mot que je n'ai pas non plus l'habitude d'employer. C'est simple, pour moi, il y a de classes de gens : mes ennemis et les autres. Et les autres ne sont certainement pas mes amis. Ils ne sont juste pas mes ennemis. C'est déjà cela. Non ? N'empêche que ce mot, là : amie, sonne drôlement bien dans ma bouche. Je pourrai presque y prendre goût. Presque.

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